Ce qui se passe dans le 6e.
Cinq informations de la semaine, tirées des documents publics et de la presse. Si vous étiez sur place, votre témoignage nous intéresse.
- Deux vernissages le 22 octobre : La Hune le matin, rue de Médicis le soirRubrique Vernissages
- Zadkine rouvre le 20 octobre, avec des œuvres qu'on n'a jamais vuesRue d'Assas, entrée libre
- Dix jours pour chiner dans le 6eJusqu'au 18 octobre
- Dix-neuf photographes sans galerie, place Saint-GermainJusqu'au 12 octobre
- Quarante-six artistes du quartier, une œuvre chacunDu 15 octobre au 7 novembre
- Le jardin du Luxembourg, mode d'emploiGuide
- Les cinémas du 6eGuide
- La ligne 4 s'expose rue de MédicisDu 21 au 27 octobre
- La mode défile rive droite et dîne rive gaucheFashion Week
- Warhol, avant la machineMusée du Luxembourg
- Le jour où le boulevard s'est tuVendredi 25 septembre
- Saint-Michel, trois mois sans métroJusqu'au 19 décembre
- Rue Dauphine, trois portes en un moisOuvertures
- Vingt et un relieurs, un seul après-midiJeudi 1er octobre
- Ce que le conseil vote lundi soirLundi 28 septembre
Le jour où le boulevard s'est tu.
Pour la première visite de Léon XIV à Paris, le 6e a fermé ses deux boulevards, ses stations et ses commerces. Un vendredi de septembre.
À partir de seize heures, la papamobile a quitté l'église Notre-Dame-des-Champs, descendu le boulevard du Montparnasse jusqu'à Port-Royal, tourné sur le boulevard Saint-Michel et rejoint la place, avant les vêpres de 17 h 15 à Notre-Dame.
Pour les habitants, la journée avait commencé bien avant. Stationnement interdit dès le jeudi à onze heures. Circulation coupée à six heures du matin. Périmètre de sécurité de dix heures à vingt heures, avec un justificatif de domicile pour rentrer chez soi avant l'ouverture au public.
Le RER B ne s'arrêtait plus à Port-Royal ni à Luxembourg. Cluny-La Sorbonne et Saint-Michel étaient fermées. On entrait sur le tracé par dix points seulement, parmi lesquels la rue Bréa, la rue Auguste-Comte et la place Edmond-Rostand.
Et les commerces situés sur l'itinéraire étaient fermés, sur décision des autorités.
Le lendemain matin à sept heures, la paroisse Notre-Dame-des-Champs ouvrait sa brocante, rue du Montparnasse et rue Stanislas.
Vous teniez boutique sur le parcours, ou vous étiez derrière les barrières ? Racontez-nous votre vendredi.
Saint-Michel, trois mois sans métro.
Depuis le 14 septembre et jusqu'au 19 décembre inclus, la ligne 4 traverse la station Saint-Michel sans s'y arrêter. La RATP rénove une station ouverte en 1910.
Les rames passent, les quais restent vides. Pour rejoindre le nord de l'arrondissement, on descend à Odéon ou à Cité.
La réouverture tombe six jours avant Noël. Tout le trimestre des fêtes se fera donc sans la station, pour la rue Saint-André-des-Arts, la rue Danton et le haut du boulevard Saint-Germain.
Un second chantier s'y ajoute : l'arrêt de bus du 119 boulevard Saint-Germain est refait pour l'accès des personnes à mobilité réduite, jusqu'au 31 octobre.
Rue Dauphine, trois portes en un mois.
L'Hôtel d'Aubusson rouvre, Nonno San ouvre, et l'Alcazar revient à deux rues de là.
Au 33, l'Hôtel d'Aubusson a rouvert après un an de travaux : quarante-quatre chambres, une piscine de vingt mètres, un décor de Bruno Borrione. Pour le quartier, l'adresse qui compte est au rez-de-chaussée. Le Café Laurent est ouvert à tous, et l'on y joue du jazz du mercredi au samedi soir. Le bar occupe l'emplacement du Tabou, la cave où Boris Vian passait ses nuits.
Dans la même rue, le groupe Kobo a ouvert Nonno San, sur une idée de Keita Sukeno et Victoria Luciano : une cuisine italienne d'héritage calabrais, tenue avec une précision japonaise, du café du matin au dîner tardif.
Rue Mazarine, l'Alcazar a rouvert le 1er septembre en restaurant-spectacle, avec une scène et un décor de théâtre.
Vingt et un relieurs, un seul après-midi.
L'exposition s'appelle « Éphémère » parce qu'elle ne dure qu'un après-midi. Jeudi 1er octobre, à la mairie du 6e, les Amis de la Reliure Originale présentent vingt et un créateurs, français et étrangers.
Ils seront tous là, derrière leurs livres. C'est l'occasion de demander à un relieur pourquoi il a cousu le dos plutôt que de l'encoller.
Le lieu n'est pas un hasard. L'arrondissement concentre depuis le XVIe siècle les libraires et les éditeurs. La reliure est le métier qui vient après eux : on relie un livre qu'on aime pour qu'il n'en existe qu'un.
Ce que le conseil vote lundi soir.
Trente-six points à l'ordre du jour du conseil d'arrondissement. Cinq concernent directement vos rues. La séance est publique.
- 89 rue d'AssasL'ancienne maternité Tarnier doit accueillir un Institut pour la santé des femmes. Le conseil autorise l'Université Paris Cité à déposer ses demandes d'autorisation de construire.
- 50 rue VavinLa Ville loue l'immeuble à la RIVP, son bailleur social, par un bail emphytéotique.
- 15 rue GuénégaudUne plaque commémorative sera posée en hommage à Nancy Cunard.
- 4 à 14 rue DupinLe maire présente un vœu pour protéger des fortes chaleurs les habitants de la résidence Paris Habitat.
- Un nom à donnerUn second vœu propose la dénomination « Les jardins d'Elias ».
Le conseil renouvelle aussi les membres des six conseils de quartier, dont le mandat de trois ans est arrivé à terme : Monnaie, Notre-Dame-des-Champs, Odéon, Rennes, Saint-Germain-des-Prés et Saint-Placide.
Salle des Mariages, mairie du 6e, 78 rue Bonaparte.
Sources : mairie du 6e, visite du pape, ordre du jour du conseil, exposition de reliure, RATP, Sortiraparis, TendanceHotellerie. Une erreur, un complément ? Écrivez à la rédaction.