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Hebdomadaire confidentiel du 6e
CarnetMusée du Luxembourg, jusqu'au 10 janvier 2027

Warhol, avant la machine.

Rue de Vaugirard, cent cinquante dessins montrent ce que l'on ne connaît pas de lui : sa main.

On croit connaître Andy Warhol. Les boîtes de soupe, Marilyn, la sérigraphie, l'atelier qui s'appelait l'Usine. Un artiste qui voulait être une machine.

Le musée du Luxembourg montre l'inverse. Environ cent cinquante dessins, du premier autoportrait de 1942 aux études à l'acrylique pour La Dernière Cène, en 1986. Quarante-quatre ans de crayon, d'encre et de papier.

Warhol a commencé illustrateur publicitaire. Jusqu'à la fin des années 1950, le dessin est son outil principal. C'est là qu'il se détache de Klee, de Picasso, de Cocteau, de Ben Shahn. Le musée le dit en une phrase : par le dessin, Andrew Warhola devient Andy Warhol.

Puis viennent dix ans de peinture et de cinéma, de 1963 à 1973. Et il y revient. Le dessin sert alors à préparer les portraits de commande, celui de Mao en tête : il y essaie les couleurs et le trait, à une taille proche de celle des toiles.

Ce qui frappe, ce sont ses procédés. Tampons, lignes transférées, pochoirs, collages : il invente à la main des moyens de répéter une image, avant de confier la répétition à la sérigraphie. La machine était déjà dans le geste.

Le parcours compte cinq sections : les débuts dans la publicité, l'écriture manuscrite, les visages et les masques, une iconographie gay longtemps restée confidentielle, et la mort, devenue une obsession après l'attentat de 1968 qui a failli le tuer.

Le commissaire est l'historien de l'art Alain Cueff. La scénographie est de Véronique Dollfus.

Pour les gens du quartier, une heure à retenir : le lundi, le musée ferme à vingt-deux heures.

— La rédaction

Vérifié le 29 septembre 2026. Sources : musée du Luxembourg, Ville de Paris. Vous avez vu l'exposition ? Écrivez à la rédaction.

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